Institut Intégral Evolutionnaire © 2019 - Hassan Aslafy                                              

 
 

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Petit entête

L'évolution tridentitaire... 



Après les enchantements des appartenances collectives et la sécurité ontologique des matrices culturelles et spirituelles homogènes, nous traversons une zone de turbulence.

Nous traversons une zone de turbulence, ou sont mises à mal les identités et tous les repères. Comment s'y retrouver, non pas de façon théorique mais en mode réel ? Pas en mode essentialiste du grand Soi, mais en mode concret du moi ? 

La civilisation pré-industrielle européenne "chaude" qui a perdurée jusque dans les années 1950 avait une forte cohésion autour de son clocher. Elle s'est depuis disloquée. Au grand désarroi de sociétés qui n'ont été préparées ni à vivre ni penser cette dislocation. Et qui vivent l'inconfort des grands trous d'air de l'anomie et de la perte de sens. 

Il en est de même des civilisations à forte cohésion culturelles et sociales qui sont mises à mal aujourd'hui. Hindoues, musulmanes pour les plus vastes ensembles, mais aussi toutes les micro-sociétés de survie ayant constitué leurs niches a daptatives remarquables au coeur d'éco-systèmes très localisés et souvent fragiles : touaregs, sociétés des savanes, nomades, aborigènes, peuples premiers.

Toutes ces sociétés vivent le traumatisme de la désagrégation sociale. Elle réagissent diversement avec des réflexes de peur, de conservatisme.
Individuellement cette situation est source de nombreuses ruptures, déchirements, contraditions identitaires. 

Il est important de comprendre les forces dynamiques qui sont en jeu pour ne pas céder aux tentations des identités régressives. 


L'INDIVIDUATION : exister dans la pression du groupe

Tout cet ébranlement est provoqué par le même virus à la propagation irréversible qui attaque l'intime même dnse chacun des membres des sociétés traditionnelles: l'individuation et sa terrible puissance de fragmentation.

Sa propagation virale est irréversible car l'individuation est un processus d'émanicipation, de plaisir et de liberté. L'anonymat urbain et la possibilité de survie hors des groupes familiaux font que l'individu peut prendre le risque qui était inconcevable dans des sociétés traditionnelle : Le risque de la subversion, de l'innovation et de la dissidence. Pour s'affirmer jusqu'à l'opposition à sa communauté d'appartenance d'origine.

Sa puissance de contagion de l'individuation est incommensurable. Car l'indiviuation a ceci de particulier qu'elle est une ivresse d'être soi qui trouve sa fin et sa justification en elle-même. Ce qui est certes une première étape. Mais aussi une douloureuse illusion. Ibn Tuffayl, Don Quichotte, Montaigne... Jusqu'aux romantiques et modernes ont illustré l'émergence de cette individuation, ses tourments, ses limites. 

Car si l'individuation est une première libération, elle reste encore à mi-chemin de son évolution et reste souvent empêtrée dans des modèles hérités de la matrice d'origine, et hantée par le traumatisme de la rupture, du retour et du déchirement.

C'est pourquoi l'individuation reste attachée dans une relation d'amour/haine par le modèle des origines, et cherche à transcender sa culpabilité soit par une appartenance plus pure ( intégrisme divers) , soit par des scénarios explicatifs dualistes et simplifiés qui le légitiment et lui donnent un sens en l'enracinant sur des terreaux artificiels de sens.

 

On trouve là l'origine des diverses identités régressives et intégristes impossibles qui n'ont d'autres choix pour s'épanouir que de le faire dans la lutte totale contre un bouc émissaire, ou de s'annihiler dans la mort par le martyr. 

LA PERSONNALISATION : l'intégration de l'autre en soi


Mais l'individuation porte en germe une autre étape de son histoire : la personnalisation et la découverte de l'autre.

La personnalisation est une étape souvent confictuelle de l'émergence d'un soi plus intégrateur de l'autre. Elle est également une identité transitoire et précaire qui est confrontée à la différence et l'altérité. Elle doit apprendre la relativisation de soi et la démystication des fantomes tutélaires, des pères et des mères de la vieille matrice : gurus, subjugueurs de sens, pater et matriarches, héros et dieux provisoires qui viennent hanter la mémoire de la personne.   
 

LA SINGULARISATION : une identité en flux ouverte au monde

La singularisation est intégrative de l'autre, de l'incertitude créatrice. C'est une identité en flux, ouverte, universelle et absolument unique et singulière. Elle est peu réactive à sa remise en cause car elle n'a pas de fixité artificielle, mais elle reste plastique, fluide. Elle épouse les contours  

 

 

La science comme ouverture sur les univers - Le droit de la nouvelle humanité : l'intégration du monde vivant et des hypermondes virtuels - Les différents modèles de la sécularisations - Des spiritualités du multiple et de l'unité - Une éthique universaliste